L'Algérie mise sur un partenariat avec Baladna pour réduire sa dépendance au lait en poudre importé

Rédigé le 06/04/2024
LeMag .africa


Le groupe agroalimentaire qatari Baladna, l'un des principaux fournisseurs laitiers des pays du Golfe, est en pourparlers avec le gouvernement algérien pour la mise en place d'un projet d'envergure dans le secteur laitier, a-t-on appris de source proche du dossier.

Ce projet prévoit l'installation d'une ferme laitière s'étendant sur une superficie de 100 000 hectares, ainsi que la construction d'une usine de transformation équipée pour produire 200 000 tonnes de lait en poudre par an.

Cette initiative s'inscrit dans la stratégie du gouvernement algérien visant à réduire la facture des achats de lait en poudre, qui représente le deuxième poste de dépense alimentaire après les céréales. Actuellement, l'Algérie importe la quasi-totalité de son lait en poudre, ce qui coûte environ 800 millions de dollars au pays chaque année.

L'Algérie est l'un des principaux consommateurs et importateurs de lait en poudre au monde. Le gouvernement a donc fait de l'amélioration de la production laitière nationale une priorité afin de réduire sa dépendance aux importations. En ligne avec cette stratégie, l'Algérie a importé moins de lait en poudre en 2021.

Le projet d'investissement de Baladna en Algérie devrait non seulement contribuer à renforcer l'industrie laitière locale, mais aussi permettre au groupe qatari de renforcer sa présence dans la région. En effet, Baladna avait déjà signé un accord pour investir 1,5 milliard de dollars dans la production laitière en Égypte en octobre 2023.

Ce projet est une opportunité pour le groupe qatari de renforcer sa présence dans la région, tout en contribuant à la stratégie du gouvernement algérien visant à réduire sa dépendance aux importations de lait en poudre. Il devrait également renforcer l'industrie laitière locale et réduire la facture des achats de lait en poudre, qui coûte actuellement des millions de dollars à l'Algérie chaque année.