Sport et politique en Algérie : les répercussions de la disqualification de l'USM Alger

Rédigé le 29/04/2024
Naofel Brahem

Dans un déferlement de réactions intenses, les médias algériens ont non seulement critiqué la décision de la CAF mais ont également exhibé des comportements ouvertement racistes et antisémites. Ces actions incluent la remise en cause provocatrice de l'islamité de figures marocaines, et des attaques personnelles d'une extrême virulence contre Patrice Motsepe, président de la CAF, qualifié de "juif" dans des termes péjoratifs, accompagnés d'appels effrayants à la violence.



Plus inquiétant encore, ces dérives médiatiques ne se sont pas limitées à des attaques individuelles mais se sont étendues à des propos haineux généralisés contre les Marocains, les Juifs et les Chrétiens, démontrant une hostilité marquée envers plusieurs communautés religieuses et ethniques. Ces comportements reflètent une escalade alarmante de l'intolérance et du racisme, qui a maintenant trouvé un terrain d'expression dans le contexte sportif, traduisant les tensions géopolitiques entre l'Algérie et le Maroc en une opposition franchement discriminatoire.


Le football, qui pourrait servir de pont culturel et de vecteur de paix, devient malheureusement un vecteur de division, reflétant et amplifiant les préjugés et les conflits existants. L'Algérie, autrefois respectée pour ses prouesses sportives, semble désormais se perdre dans un labyrinthe de décisions où la haine et la politique ont le dernier mot.

Il est impératif pour l'Algérie de reconsidérer sa manière d'aborder les événements sportifs internationaux, en éradiquant le racisme et l'antisémitisme de ces plateformes, et en mettant l'accent sur le sportivisme et la fraternité. Si la politisation et la division raciale et religieuse persistent, l'Algérie risque de s'isoler encore plus sur la scène sportive internationale, ce qui nuirait gravement à son développement futur dans ce domaine.