L'Algérie promet encore une fois de renforcer son rôle de fournisseur d'énergie, mais peut-on vraiment y croire ?

Rédigé le 01/05/2024
Naofel Brahem


Lors de la récente conférence ministérielle du G7 sur le climat, l'énergie et l'environnement, le ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a réaffirmé le rôle de l'Algérie en tant que fournisseur d'énergie fiable à l'échelle mondiale. Il a évoqué d'importants investissements dans l'exploration gazière, la production et les infrastructures de transport pour assurer la sécurité énergétique et répondre à la demande croissante.

Mais peut-on vraiment prendre ces déclarations au sérieux ? Ce n'est pas la première fois que l'Algérie promet de devenir un acteur majeur de l'approvisionnement énergétique mondial. Jusqu'à présent, peu de résultats concrets ont été observés. Le programme d'investissement de 52 milliards de dollars évoqué par le ministre Arkab semble ambitieux, mais sa réalisation reste incertaine.

L'Algérie fait face à des défis internes qui pourraient entraver ses projets énergétiques. Ils incluent l'instabilité politique, la bureaucratie et la corruption, ainsi que les incertitudes liées à la demande mondiale en hydrocarbures dans un contexte de transition énergétique.

Si l'engagement verbal de l'Algérie à renforcer son rôle de fournisseur d'énergie est louable, il convient de rester prudent quant à sa capacité réelle à tenir ses promesses. Seuls les actes permettront de juger de la crédibilité de ces déclarations.