L'Algérie sombre dans l'autoritarisme avec un nouveau code pénal liberticide

Rédigé le 08/05/2024
LeMag .africa


En adoptant en avril 2024 un code pénal draconien à quelques mois de l'élection présidentielle, le régime algérien confirme sa dérive répressive pour museler toute contestation. Ce texte introduit de nombreuses dispositions attentatoires aux libertés fondamentales.

Parmi les mesures les plus inquiétantes, l'article 95 bis permettra d'emprisonner jusqu'à 7 ans quiconque reçoit des financements étrangers, sur la base de motifs totalement arbitraires et discrétionnaires comme une soi-disant menace à "l'unité nationale". C'est un outil parfait pour réprimer les voix critiques de la société civile.

La liberté d'expression est également dans le viseur. Diffuser des "informations fausses ou calomnieuses" sera passible de 3 ans de prison. Une épée de Damoclès brandie au-dessus des journalistes et des médias indépendants pour les pousser à l'autocensure.

Sans oublier l'élargissement inquiétant de la définition du "terrorisme", un fourre-tout commode pour criminaliser la contestation politique et sociale. Le régime se dote ainsi d'un arsenal juridique pour écraser le Hirak et toute velléité de révolte populaire.

Ces lois scélérates piétinent les engagements internationaux de l'Algérie en matière de droits humains. Elles dévoilent le vrai visage d'un pouvoir prêt à tout pour se maintenir, quitte à emprisonner et bâillonner ceux qui osent le défier dans les urnes ou dans la rue. L'Algérie de 2024 a des airs de dictature qui ne dit pas son nom.